Avec Céline Pina et Jeremy Stubbs.
Une pression s’exerce actuellement sur les candidats présidentiels du centre et de la droite pour qu’ils se réunissent derrière Edouard Philippe. Bruno Retailleau et Gabriel Attal ont déjà rejeté la proposition du maire du Havre de former un comité. Le plus grand problème posé par un tel rassemblement, c’est qu’il ne serait fondé sur aucun vrai projet, mais uniquement sur l’idée de faire barrage contre une menace « d’extreme-droite » qui n’existe plus. La vraie menace « fasciste » se trouve plutôt à gauche, du côté de LFI. Et comme l’a dit David Lisnard, à quoi bon se réunir derrière des gens qui ont déjà échoué à la tête du pays? Gabriel Attal garde l’air d’un clone d’Emmanuel Macron. Bruno Retailleau, bien qu’il ait pris la mesure des vrais enjeux, ne décolle pas parce qu’il est handicapé par l’image de LR, toujours associée aux échecs du passé.

L’incapacité gouvernementale se traduit en ce moment par le recours à des hypothèses de croissance pour le moins optimistes afin de construire le budget. Certes, cela relève d’une pratique devenue traditionnelle pour l’Etat français, mais c’est particulièrement grave au moment où l’économie risque de s’effondrer. Dans le contexte de la flambée des prix de l’énergie, on parle d’un retour possible des Gilets jaunes et des ronds-points occupés. Le candidat PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, appelle à des manifestations géantes le 15 septembre et le 17 octobre, et veut voir le PDG de TotalEnergies traduit devant la justice. Il est évidemment motivé par le besoin d’exister face au candidat de LFI. A cette fin, il cherche à réveiller la vieille haine des riches qui dort dans le psyché français. Mesure-t-il combien il joue avec le feu?
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France Télévisions est l’objet de critiques, non de la droite, comme on aurait pu le supposer, mais de la gauche. Le replay de l’épisode de la Grande Librairie, d’Augustin Trapenard sur France 5, où Adèle Haenel fait un discours comparant l’invisibilisation des violences faites aux femmes avec celle d’un supposé « génocide » à Gaza, a été supprimé du site. Cela n’a pas empêché l’extrait de circuler largement sur les réseaux sociaux. Certains crient à la censure, mais le discours de l’ex-actrice devenue auteure a été tenu au moment où l’accusation de génocide contre Israël s’effondre, faute de preuves réelles. Il n’aurait pas dû être diffusé sans qu’un contradicteur n’y réponde. Cette accusation reste tenace parce que ces peoples militants s’y accrochent. Dans quelle mesure sont-ils conscients qu’elle représentent un appel à la haine à peine dissimulé?
La commémoration des attentats du 11 septembre, responsables de presque trois mille décès ce jour-là, est un événement solennel. Pendant que tous les autres présidents vivants, de George W. Bush qui était en fonction à cette époque, à Joe Biden, se réunissent sur le site des deux tours à New York, Donald Trump fait cavalier seul en se rendant au Pentagone. Pourtant, en France comme ailleurs, on a trop tendance à vouloir pleurer les morts sans rappeler le pourquoi de cet acte terroriste, sans parler du djihad et sans désigner les responsables. L’Occident a refusé d’apprendre la leçon du 11 septembre, qui est qu’il est menacé par une volonté de conquête.
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