Pour lutter contre les violences sexuelles, le gouvernement britannique distribue désormais aux demandeurs d’asile un guide leur rappelant quelques principes élémentaires: le viol est interdit, le consentement est nécessaire et les enfants ne sont pas des adultes. Une initiative involontairement cocasse.
Outre-Manche, la vie juridique est rythmée par des condamnations de demandeurs d’asile pour viol. Un Kurde dans le Staffordshire pour le viol d’une femme de 18 ans ; un Afghan pour l’enlèvement et deux viols d’une fille de 12 ans dans le Warwickshire ; deux Égyptiens et un Iranien pour le viol d’une femme sur la plage de Brighton ; un Érythréen pour le viol d’un vieillard ivre dans le cimetière d’une église londonienne… Mais une solution a été trouvée par le ministère de l’Intérieur. Il vient de publier un livret intitulé « Comprendre les comportements et les attentes au Royaume-Uni : un guide pour les demandeurs d’asile ». Soulignant le fait que les normes culturelles britanniques peuvent être différentes de celles de leur pays d’origine, le document, à distribuer à tous les migrants lors de leur arrivée, explique que, sur le sol britannique, le viol est illégal. « Au Royaume-Uni, les deux personnes doivent dire “oui” aux relations sexuelles. Cela s’appelle le consentement sexuel. » Une personne ivre ou endormie ne peut pas donner son consentement. L’étranger pressé de se familiariser avec les us et coutumes des Anglais apprend aussi que « le viol des enfants est illégal, même quand ils ont l’air plus âgés » ou « si c’est permis dans un autre pays ».
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Un ton comminatoire est adopté pour affirmer qu’être condamné pour de tels crimes « peut avoir un impact négatif sur votre demande d’asile ». Le guide assène qu’il est inacceptable de faire des sifflements admiratifs, d’imiter le bruit d’un baiser ou de faire des remarques de nature sexuelle, même en guise de compliment. Et qu’il est illégal de « couper ou de blesser les parties génitales d’une fille ». Ce texte ressemble à une mauvaise blague. Il prouve que même les travaillistes comprennent que l’intégration est un échec et que toutes les cultures ne sont pas interchangeables. Interviewée par The Times, une ex-ministre conservatrice a suggéré la création de bordels d’État spécialement conçus pour les migrants. Son idée, bien que facétieuse, a provoqué un scandale, mais serait-elle compatible avec les normes culturelles des migrants ?





