L’appel d’Élisabeth Lévy à tous ceux qui lisent, soutiennent et accompagnent Causeur. Notre journal traverse aujourd’hui une période particulièrement difficile. Pour préserver cette voix libre, singulière et indépendante, nous avons plus que jamais besoin de l’aide de nos lecteurs et de nos amis. Merci.
Je ne tournerai pas autour du pot. Depuis le début de l’aventure Causeur en 2007, nous n’avons jamais été aussi près de mettre la clef sous la porte. CECI EST UN SOS !
Depuis 2022, avec la dégradation de la situation économique, nous avons subi une chute notable des ventes et une hausse des coûts (à l’exception des salaires). Comme toute la presse. Mais à la différence de la plupart de nos confrères et concurrents, nous ne disposons pas d’un matelas de ressources publicitaires pour amortir le choc, ni d’une trésorerie permettant de faire face aux imprévus.
Nous n’attendons pas les bras croisés. Nous travaillons d’arrache-pied pour trouver de nouvelles sources de revenus. Mais pour inventer l’avenir, il faut assurer le présent. Ce qui, pour nous, suppose de trouver 120000 euros d’ici le 25 septembre. Nous cherchons donc 120 super-donateurs qui, moyennant 1000 euros (soit 340 une fois la déduction fiscale appliquée) auront, en plus de la satisfaction d’avoir sauvé un espace de liberté, celle d’être des sociétaires permanents de la société des amis de Causeur qui sera en quelque sorte le salon de la patronne. À ce titre, ils auront la possibilité d’échanger régulièrement avec la rédaction de Causeur et votre servante, et ceci dès le début de l’année 2027, quand nous les convierons à faire connaissance autour d’un verre. Nous organiserons aussi dans tout le pays des rencontres avec des personnalités du monde intellectuel, politique et économique. Autrement dit, nous ne vous proposons pas seulement de financer la conversation civique, nous vous offrons la possibilité d’y participer directement.
Pourquoi nous sauver ?
Vous êtes nombreux à nous dire que grâce à Causeur, vous vous sentez moins seul. Nous sommes certes un journal de droite, d’une droite malicieuse, décalée, libertaire, un peu punk sur les bords, mais nous sommes d’abord des défenseurs de l’esprit des Lumières, de l’engueulade civilisée. Quand l’entre-soi idéologique devient une vertu, nous voulons renouer avec l’esprit de salon qui a fait la grandeur de la France.
Peter Sloterdijk explique qu’écrire c’est adresser une lettre à des amis inconnus. Vous êtes ces amis. Nous avons besoin de vous. Et nous voulons croire que vous avez besoin de nous.

