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Taxicomanie: l’addiction sans l’addition

La taxe "yatchs" fait un flop


Taxicomanie: l’addiction sans l’addition
D.R.

Un fiasco! La « taxe yachts », instaurée en 2018 par le gouvernement d’Édouard Philippe, rapporte beaucoup moins que prévu. Qui l’eut cru? Nous expliquons ici pourquoi le rendement de cet impôt est, de plus, chaque année plus bas.


Passion française, obsession de sa pléthorique administration, solution à tous nos maux : la taxe.

Il faut bien que ces messieurs-dames s’occupent – à les créer, à les contrôler et à les prélever.

Sur ce dernier plan, passion rime dernièrement avec déception. Trois exemples récents illustrent l’écart entre assourdissants rendements attendus et inaudibles tintements du tiroir-caisse – désespérément vide. Instaurée en 2018, la taxe sur les yachts devait initialement rapporter 5 à 10 millions d’euros. En 2024, elle n’aura financé notre train de vie dispendieux qu’à hauteur (si on peut dire) de 60 000 euros, même pas 1 % du bénéfice annoncé ! Plus aucun des bâtiments potentiellement assujettis n’est immatriculé en France. Aucun crâne d’œuf n’avait pu imaginer qu’un bateau, mobile par essence, pouvait changer de port d’attache.

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Même déception à Biarritz, où une hausse de 60 % de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires n’a pas rapporté le million envisagé, puisque leurs propriétaires se sont massivement domiciliés dans leur havre basque. Ah, les mauvais Français. Même les pauvres échappent aux menées bienveillantes de Bercy. La taxe sur les petits colis – autrement dit sur les achats Sheinois – n’a pas contribué au redressement de nos trop chères dépenses publiques. 93 % des 400 millions escomptés se sont évaporés. Seuls 27 seront au rendez-vous cette année, car les plateformes logistiques ont été délocalisées. Ah, les mauvaises multinationales. Ou les mauvais gouvernants ?

Juin 2026 - #146

Article extrait du Magazine Causeur




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Diplômé d'HEC, il a travaillé de nombreuses années dans la presse ("Le Figaro", "Le Nouvel Obs", "Libération", "Le Point", etc.). Affectionnant les anarchistes de droite tels Jean Yanne ou Pierre Desproges, il est devenu l'un des meilleurs spécialistes de Michel Audiard. On lui doit deux livres de référence sur le sujet : Le Dico flingueur des Tontons et L'Encyclopédie d'Audiard (Hugo & Cie).

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