Sans plaisanter, j’appelle tous les lecteurs qui ont été traités d’islamophobes à applaudir de toutes leurs mains ce procès. J’y vois la première avancée de l’Islam de France dans la voie de la laïcité, de la démocratie et de l’État de droit.

Un procès pour diffamation, c’est le contraire d’une fatwa. Quand les assassins qui ont mis sa tête à prix feront un procès à Salman Rushdie, ces Musulmans seront de nos amis.
Un procès en diffamation, c’est aussi le contraire d’un lynchage pour un mauvais regard. Quand les djeunes des cités auront admis qu’ils ne doivent pas se venger eux-mêmes ou en bandes quand ils jugent que quelqu’un leur a manqué de respect, ils seront des nôtres, de nos jeunes. Car c’est le juge qui décide si un acte est permis ou interdit. À lui de dire si Coppé a menti, a insulté, à incité à la haine raciale ou religieuse.

Ce procès, Dieu fasse qu’il ait lieu et que les plaignants ne mollissent pas,( je n’ai pas écrit ne mohllissent pas), nous promet des moments délicieux. J’attends le moment où l’avocat du CFCM dira que l’Islam n’a rien à voir avec les paroles et les gestes agressifs à l’égard de ceux qui ne respectent pas le ramadan ou des filles qui ne s’habillent pas comme leur religion le demande.

J’espère que J.F. Coppé va se féliciter publiquement que l’accusation d’islamophobie soit portée devant la justice.

Car à partir de cette jurisprudence, il sera possible d’accuser de diffamation ceux qui nous accusent d’islamophobie, au sens d’incitation à la haine envers tous les Musulmans, quand nous combattons seulement la bêtise, l’intolérance et les crimes commis chaque jour par certains Musulmans au nom de l’Islam.

Nous ne tombons pas sous cette accusation puisque nous chérissons les Musulmans qui condamnent comme nous ces fautes et ces crimes.

Lire la suite