Se gausser des réformes sociétales engagées par le nouveau gouvernement est du dernier chic chez les « penseurs » réactionnaires et leurs omniprésents relais médiatiques − et hélas aussi du côté d’une pseudo-gauche populiste. Les uns et les autres osent nier que l’ouverture du droit au mariage et à l’adoption pour les couple gays et lesbiens, le droit de vote pour les étrangers non communautaires aux élections locales, le droit de mourir dans la dignité, le renforcement des textes contre le harcèlement sexuel, l’abolition des lois sécuritaires et liberticides sarkozystes ou encore le lancement de grands chantiers pédagogiques à l’Éducation nationale représentent d’enthousiasmantes avancées historiques.

Face à cette révolution qui s’engage, certains de ces aigris hurlent à la décadence programmée de la « nation », d’autres n’y voient que poudre aux yeux et maquillage malhabile d’une absence de vrai changement maintenant.

*Photo : Autolib.