Après le livre lacrymal, l’ex-première dame de France Valérie Trierweiler s’essaie au tweet pleurnichard. Remerciée de Paris Match après tente ans de service, elle confie son « état de choc et de sidération » à la planète entière ».


Il y a des jours où on se dit en lisant un tweet : « pas vous, pas ça ». Où dans un second temps on sourit en pensant : « c’est le coup de pied de l’âne » pour finir en ayant la certitude que Bossuet avait raison quand il écrivait : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

Ainsi, ce tweet de Valérie Trierweiler qui en dit long sur la déconnexion des élites : « j’ai appris en plein cœur de l’été et pendant mes congés de façon extrêmement brutale mon licenciement de Paris Match où je travaillais depuis trente ans. Ce licenciement sans aucun motif valable me laisse en état de choc et de sidération ».

 

L’ex-première Dame de France vient donc d’apprendre à ses dépens qu’on pouvait en France se faire virer du jour au lendemain et que cela n’était pas très agréable. Pourtant, après trente ans de journalisme à Paris Match, n’avait-elle jamais entendu parler des dernières mines qui fermaient dans le Pas-de-Calais ou en Lorraine , d’usines devenues des symboles qui mettaient la clef sous la porte comme Arcelor-Mittal à Gandrange, les manufactures d’armes à Saint Etienne, Tulle ou encore Le Mans ou encore toutes nos usines textiles ou presque suite à l’ouverture du marché européen aux produits chinois ?

Les merveilles de la casse sociale

Des mineurs, des métallos, des câbleuses ou des couturières qui se retrouvaient sur le carreau après trente ans de boite et qui, inemployables et n’ayant pas le carnet d’adresse de Valérie Trierweiler, ont fini au RSA avant de toucher une retraite de misère pour cause de carrière incomplète quand ils n’ont pas parfois mis fin à leurs jours. Une situation parfaitement résumée par la chanson de Bernard Lavilliers « Les mains d’or ». Des cas qui n’ont a priori pas ému tant que ça Valérie Trierweiler qui encensait l’Europe, une Europe en grande partie responsable de cette désindustrialisation massive. Mais il est vrai que ce n’étaient que des sans-dents…

Et cet été, Valérie Trierweiler vient de découvrir les merveilles de la casse sociale, de la dérégulation du marché du travail, de la plus grande facilité pour les entreprises de virer les gens en leur payant moins d’indemnités et en ne risquant pratiquement plus rien aux prud’hommes. Elle peut dans ce domaine remercier son ex, un certain François Hollande, pour la Loi Travail, alias Loi El Khomri, qui avait mis des milliers de français dans la rue en 2016.

Gauche antisociale perd son sang-froid

Elle peut aussi remercier le fils prodigue de son ex, un certain Emmanuel Macron, ancien ministre et collaborateur à l’Elysée pour les ordonnances travail. Bref, toute cette gauche qui a abandonné le combat social pour le combat sociétal et la lutte des classes pour la lutte des races. Une gauche tant vantée par cette même Valérie Trierweiler qui déclarait dans Le Parisien le 1er septembre 2013 : « Je suis une femme de gauche, vraiment ancrée à gauche »,une phrase qui sonne sept ans plus tard comme le remake d’une chanson de Serge Lama dans laquelle le refrain se concluait par « Je suis cocu mais content ».

On imagine que Valérie Trierweiler va bien négocier son départ avec ses avocats et que les Restaurants du cœur ne la verront pas débarquer de sitôt mais ce tweet tombé de nulle part au milieu de l’été ne mérite qu’un commentaire : « Merci pour ce moment ! »

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