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Valérie Solvit publie « Petit éloge de l’Île de Ré », (Éditions Les Pérégrines, 2026)


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La chef d'agence de communication Valérie Solvit © Gabriel Soussan

Loin des clichés d’une île envahie par les Parisiens, Valérie Solvit dévoile, dans Petit éloge de l’Île de Ré, l’autre visage de cette terre de pêcheurs et de paysans où s’entrecroisent l’histoire de France et ses souvenirs personnels.  


Valérie Solvit a fait de l’art de vivre, de la gourmandise et de la curiosité un métier. À la tête de son agence de communication, elle promeut avec la même passion bouchers et artisans d’art, cuisiniers et mécènes, musées et fromagers… Sans poser, elle a imposé sa marque : être là où on ne l’attend pas et bousculer les convenances avec bienveillance, jusqu’à faire de ses bureaux un véritable salon parisien où se croisent artistes et politiques, littérateurs et grands reporters, éditeurs et restaurateurs. Malgré cela, Solvit surprend encore. En publiant cet été Petit éloge de l’Île de Ré, elle dévoile, outre un talent de plume, son sens de l’humilité, celui nécessaire à l’exercice d’admiration – voire à la déclaration d’amour. Tel est le lien qui l’attache à cette île.

Promenade le long des côtes

Son rapport à cette terre de pêcheurs et de paysans posée au large de la Rochelle n’est pas complexe, il est entier. C’est un rapport charnel et familial en prise direct avec la nature et l’histoire. L’histoire de France, qui se lit dans les pierres des maisons et celles des églises, l’histoire de son père, qui lui transmet dès l’enfance le goût de la voile et des connaissances agronomiques, l’observation de la mer et de la terre, toutes deux nourricières, et le bonheur profond de s’y enraciner : de les connaître et de les savoir en soi pour faire littéralement corps avec elles. De là découlent les joies simples des promenades le long des côtes à pied ou à vélo, des baignades, des pique-niques sur la plage… Les souvenirs s’entremêlent en même temps qu’ils se construisent face aux couleurs éclatantes des hortensias et des clématites ; face aux variétés succulentes de pommes de terre locales, (la recette rustique de la « cuisson au diable charentais » met l’eau à la bouche) ; face au vent ; face aux ports ; face aux bistrots qui abritent encore l’âme de Ré…

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Ancrage sincère

La place faite aux nourritures terrestres atteste d’un ancrage sincère, d’une pulsion vitale. Les pages consacrées aux sardines, à la roquette, aux entrecôtes, aux poivrons et aux homards n’ont rien d’anecdotiques. Les recettes qui se transmettent de génération en génération en disent souvent plus que n’importe quel album de photos. Quant au poulet rôti, il occupe une place de choix : l’anagramme de Valérie Solvit n’est-il pas « volatile servi » !  

Suivre l’auteur en son île, c’est aussi emprunter les sentiers qui mènent aux marais salants, là où se déclinent à l’infini les nuances de blancs et de roses. C’est également cheminer sur la route des églises, « elles sont le relief de ce paysage horizontal », et elles sont nombreuses : celles de Rivedoux-Plage, de Sainte-Marie-de-Ré, de La Flotte-en-Ré, de Saint-Martin-de-Ré, de Loix-en-Ré… et tant d’autres jusqu’à celle d’Ars-en-Ré, l’église Saint-Étienne, à laquelle Valérie Solvit consacre une grande partie de sa vie rétaise. Pour d’abord rénover son clocher noir et blanc planté « comme un crayon » vers le ciel, puis pour sauvegarder l’ensemble de l’édifice et ce qu’il renferme, elle a créé il y a plus de dix ans une biennale qui s’accompagne d’une vente aux enchères. Toutes les personnalités sollicitées (peintres, photographes, sculpteurs, écrivains, musiciens…) se prêtent au jeu : en offrant une œuvre à la vente, ils contribuent à la préservation du symbole, du trésor du village. À cette occasion, la galerie de portraits qu’elle brosse de ses amis artistes n’a rien de people, elle témoigne d’un long compagnonnage entre les créateurs et cette terre du golfe de Gascogne depuis toujours, et d’un lien d’amitié indéfectible qui s’y est naturellement noué. Voilà une autre leçon de générosité.

Pour découvrir l’Île de Ré loin des clichés, il ne vous reste qu’à suivre le guide…  

Petit éloge de l’Île de Ré, Valérie Solvit, Éditions Les Pérégrines, 2026. 200 pages



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