La grande muette et la grande gueule: à quoi ressemblera notre beau défilé militaire, lors de la prochaine fête nationale, si Jean-Luc Mélenchon est élu? Aux larmes, citoyens!
Le beau défilé du 14 juillet 2026 à peine terminé, on ne peut s’empêcher de se projeter vers le suivant, celui de 2027.
Après dix années, voilà que sonne l’heure de la quille pour le président Macron. On devine le pincement au cœur qu’il a dû ressentir aux derniers accents de l’ultime Marseillaise. Émotion probablement partagée par la Première dame, toujours si élégante, cette fois toute de blanc vêtue.
On imagine aussi l’excitation, sans doute contenue, prudemment dissimulée, des candidats — officiellement déclarés ou non — devant ces images qu’ils se prennent sans doute à regarder d’un œil neuf, se répétant à voix très basse mais tout frémissants d’excitation : « L’an prochain, ce sera moi, peut-être bien, là, sur l’estrade, au premier rang au milieu de ce très beau monde, salué bien bas par ces hauts gradés, ces huiles internationales… » Tous espèrent, ce qui est bien naturel. Tous en rêvent, évidemment.
Un surtout, peut-être bien un avec qui — s’il arrive au bout de la course et en sort vainqueur — l’ordonnancement de cette grande, belle et vivifiante cérémonie nationale risque de se voir bouleversé du tout au tout. Je pense évidemment à Jean-Luc Mélenchon.
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Aussi, je m’étonne que nos confrères n’aient pas pensé à lui poser cette question toute bête : « Que sera le 14-Juillet sous l’ère Mélenchon, sous l’oriflamme LFI ? À quoi le peuple de France — de la France Nouvelle, puisqu’il s’agira de cela — doit-il s’attendre ? »
Défilé probablement sans ces forces armées, toujours suspectes de virer fascistes à la première opportunité, viciées de nostalgie coloniale ? Sans aucune évocation possible de la Gendarmerie nationale et autres forces de l’ordre, ces hordes détestables qui, à l’instar de la police, ne font rien qu’à tuer les braves gars, les insoumis du refus d’obtempérer, les besogneux du caillassage de flics, du pillage d’échoppe, de la vente à la sauvette de poudre de perlimpinpin ? Pas de démonstration de matériel belliciste non plus, cela va de soi ? Quant aux invités, à part le Coréen du Nord, le Cubain, quelques communisants d’anciennes colonies d’Asie, éventuellement un quelconque dictateur survivant sud-américain ? Qui ? À la tribune, quel Premier ministre ? Monsieur Bagayoko, celui qui se voit déjà, à l’entendre, calife à la place du calife ? Oui, qui ? On brûle de savoir.
En effet, il serait bien intéressant, ces jours-ci, d’entendre M. Mélenchon sur sa conception du défilé et des commémorations du 14 juillet 2027 s’il venait à être élu président de la République. Cela nous en dirait infiniment plus long sur la nature du régime en gestation que le baratin électoraliste qui va nous être infligé à haute dose d’ici le scrutin et qui ne servira qu’à endormir et berner le bon peuple. Allons, dis-nous, camarade Mélenchon, quel 14 juillet 2027 tu nous ferais, et nous serions alors parfaitement éclairés sur le programme — le vrai, le vrai de vrai — que tu portes, sur la nature de la sauce à laquelle tu te prépares à manger notre démocratie plus ou moins libérale…

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