Les propos tenus par Souad Merah, la sœur du tueur de Montauban et Toulouse, sont effroyables : elle répète trois fois sur un ton exalté qu’elle est fière, fière, fière des crimes de son frère Mohamed. Elle avoue sans la moindre honte avoir menti aux enquêteurs sur les voyages de son frère, et déclare détester les Juifs.

Ce ne sont pas là des paroles dictées par la douleur d’une sœur ravagée par la disparition de son frère. C’est le cri de haine d’une femme qui se réclame d’Oussama Ben Laden et du courant salafiste le plus extrémiste.

Le plus inquiétant, c’est qu’elle est loin d’être isolée : à Toulouse, des enseignants tirent la sonnette d’alarme. Mohamed Merah est devenu un mythe pour les jeunes musulmans des quartiers dit sensibles.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que certains chefs d’établissement donnent des gages à ces exaltés, par exemple en fermant les yeux sur les voiles portés par des collégiennes et des lycéennes au mépris de la loi.

A Toulouse encore, le groupe de rock Zebda, issu des mêmes quartiers et ayant atteint une notoriété nationale, fait le buzz sur internet avec une chanson, Une vie de moins, qui accuse l’armée israélienne de tirer aveuglément sur des enfants à Gaza. Zebda, qui était resté totalement silencieux lorsque des enfants juifs étaient assassinés par Merah dans leur ville, délivre ainsi un message d’approbation à tout ceux qui, aujourd’hui, en ont fait un martyr héroïque. En effet, Merah avait justifié son massacre d’enfants juifs innocents comme une vengeance de la mort d’enfants palestiniens à Gaza. Un universitaire renommé, Jean Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, s’est rendu complice de cette ignominie en écrivant les paroles de cette chanson pousse au crime.

Mais c’est le président du CRIF, Richard Prasquier, que les médias bien pensants traitent de censeur lorsqu’il s’émeut, auprès du président de France Télévisions de la diffusion de cette chanson sur France 3.

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