Barack Obama a gagné mais, derrière les sourires et le soulagement − le vote a été serré et le suspense réel −, se cache une vérité troublante : ces quatre dernières années, et tout particulièrement ces derniers mois de campagne, n’ont pas fait de bien à la démocratie en Amérique. Des hommes providentiels triomphalement élus, des opportunistes qui auraient fait passer une girouette pour un symbole de constance, l’histoire américaine en a connus. Mais la campagne qui vient de s’achever a opposé deux figures extrêmes : Romney, le parfait « produit » politique et Barack « Hope » Obama. Or, les reniements du premier tout autant que les attentes irréalistes et inévitablement déçues suscitées par le second ont asséné des coups durs à ce qu’il y a de plus précieux dans une société démocratique : la confiance dans la classe politique et dans la possibilité du changement à travers l’action politique.

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