Une influenceuse allemande sexy s’est vu temporairement refuser l’embarquement sur un vol Lufthansa le 18 juin car sa tenue de sport était jugée inappropriée. Elle a finalement pu voyager après avoir enfilé un pull. Un incident qui rappelle le droit des compagnies aériennes d’imposer un code vestimentaire à leurs passagers.
La mésaventure d’Edda-Elisa Pilz, interdite d’avion parce qu’elle était trop court vêtue, mérite qu’on y revienne. On pourrait craindre que cette Allemande de 25 ans, influenceuse fitness de son état, n’affole les portiques de sécurité — car je ne jurerais pas que toutes les pièces soient d’origine. Mais non, elle a été stoppée à l’embarquement car elle était en tenue de gym : brassière (autant dire un soutien-gorge amélioré) et short moulant. Une tenue pas beaucoup plus couvrante qu’un maillot de bain et plutôt moins seyante.
L’agente chargée de contrôler les voyageurs à Berlin lui aurait dit : « Vous êtes nue, vous ne pouvez pas embarquer dans cette tenue », et notre influenceuse a été sommée de se vêtir. Par 30 degrés, Edda-Elisa trouve que c’est une tenue normale, mais elle obtempère et enfile un sweat et un jogging en protestant. Un million de vues sur Instagram : s’il y a une règle, elle consent à la respecter, mais elle n’apprécie pas la manière. Beaucoup de gens la soutiennent, mais surtout pour se venger des compagnies aériennes.
La compagnie Lufthansa a-t-elle le droit d’imposer une telle règle ? Oui, comme toute entreprise privée ou publique. Le problème, c’est qu’il faille désormais des règles pour cela. Certes, à part les passagers de la classe affaires qui enchaînent sur une réunion en arrivant, plus personne ne s’habille élégamment pour voyager. On ne s’habille plus pour aller à l’opéra, alors pour prendre un avion low-cost où l’on paie son café en poudre, il ne faut pas trop en demander.
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Personnellement, je détesterais être vue dans une tenue réservée à l’effort. Surtout, on ne devrait pas avoir à rappeler qu’on ne se balade pas torse nu en ville, qu’on ne va pas au lycée en claquettes-chaussettes ni au bureau en maillot de bain !
Peu importe qu’Edda-Elisa soit ou non dans son droit. Elle a oublié la civilité spontanée, la décence commune qui nous permet de vivre ensemble, particulièrement quand on est confiné dans un espace réduit. Attention, en Occident où les femmes sont libres d’être coquettes, voire sexy, la décence, cela marche dans tous les sens : ne pas trop montrer, ne pas trop cacher. Lufthansa, compagnie occidentale, a eu raison d’envoyer Edda-Elisa se rhabiller, comme elle l’aurait évidemment fait pour un homme torse nu. J’espère qu’elle demande aussi aux adeptes de la burqa de montrer leur visage. Désolée, mais voir des femmes habillées en Belphégor, ça me fait mal aux seins.




