Mykola Azarov, le Premier ministre ukrainien, vient d’annoncer sa démission. Or, selon la Constitution ukrainienne, la démission du Premier ministre entraîne celle de tout son gouvernement.

Qui se retrouverait alors au gouvernement ? De nombreux journalistes locaux commentent allègrement la parade qui se joue en ce moment.

Les trois opposants principaux, Iatseniouk, Klitschko et Tyahnybok, dont nous avions parlé dans un article précédent, ont obtenu une première satisfaction lors des pourparlers avec l’exécutif, lundi soir. Ils ont gagné l’abolition des lois liberticides du 16 janvier punissant sévèrement toutes formes de manifestation. Leur légitimité, remise en question ces derniers temps par les contestataires  de Kiev, semblerait avoir été repêchée. Le trio pourrait donc revendiquer sa place au gouvernement.

Les trois compères ont malgré tout un problème. Ils ne marchent qu’à trois. Comme les petits cochons, chacun dans sa maison, ils ne valent pas grand-chose. Pas un n’a su fédérer derrière lui le peuple mécontent.

Iatseniouk connaît parfaitement les rouages du Gouvernement, pour y avoir déjà travaillé comme ministre, mais il ne représente pas le « renouveau » tant souhaité.

Klitchko avait une certaine aura populaire, chamboulée pendant les dernières « manifestations » de Kiev. Son programme politique, lui, ne pèse pas bien lourd.

Tyahnybok, le nationaliste, étrangement absent pendant les actions kiéviennes, se réveille pour prendre sa place, bien à droite du gouvernement.

Alors, qui de Riri, Fifi et Loulou, sera Premier ministre ? La question posée n’attend pas de réponse.

Nous souhaitons aux Ukrainiens mieux qu’un gouvernement qui s’envole au premier vent.

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