En tant que patron et actionnaire unique, je n’embaucherai un salarié que si j’ai des raisons objectives de penser que sa contribution aux résultats de ma petite entreprise sera supérieure – ou au moins égale – à son salaire. Je sais bien que les marxistes appelleront ça de l’exploitation, mais je me permets de leur rappeler que, dans cette opération, c’est moi qui prend tous les risques. C’est le principe du capitalisme : celui qui investit ses économies et s’endette, même parfois lourdement, pour créer son entreprise, c’est le patron. Celui qui fera office de variable d’ajustement si son salarié est malade, en vacances ou en congé maternité, c’est le patron. Celui qui devra réduire ses émoluments, ne rien gagner du tout ou même perdre de l’argent si ses affaires périclitent, c’est le patron. Si les bolcheviques veulent éviter d’être exploités, je les invite à créer leurs propres boîtes ; on en reparlera.

*Photo : DonkeyHotey

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