En mai, certains ont décidé de faire ce qui leur plaît. « La mobilisation contre une sélection qui a déjà cours dans toutes les formations appréciées par les employeurs aura plus tenu de la commedia dell’arte que de la lutte sociale. Les étudiants en grève étaient pathétiques dans leur volonté de s’illusionner et dans leur refus de la méritocratie », s’alarme Elisabeth Lévy. Voici une bonne raison de consacrer tout un dossier au mouvement étudiant. Vous en avez rêvé, Causeur s’est dévoué. Sous la plume d’Anne-Sophie Nogaret et Erwan Seznec, votre magazine préféré a roulé sa bosse dans les facs occupées, de Saint-Denis à Toulouse.

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Heurs et malheurs de l’université

Un drôle de salmigondis idéologique s’y déploie, mélange d’indigénisme anti-blanc, d’antis…ionisme et de prêchi-prêcha LGBT qui ont fort peu à voir avec les difficultés de l’université. Il faut croire que la convergence des luttes a bon dos. Le professeur Jean-Philippe Vincent ne s’y trompe d’ailleurs pas et identifie les sources du mal dans la gratuité d’une université ouverte à tous dont le taux d’échec favorise des syndicats aussi contestataires qu’ultraminoritaires. Bref, « les bidonvilles de l’ignorance » que brosse Alain Finkielkraut s’arc-boutent sur leurs faux privilèges.

Mais l’actualité ne se résume (heureusement) pas aux heurs et malheurs de l’université française. Le grand penseur Pierre Manent nous a accordé un grand entretien autour de la religion des droits de l’homme, de la nécessité de l’enracinement de l’homme, cet animal politique qu’on réduit trop souvent à une abstraction.

ZAD, une chance pour la France gauchiste?

De Paris à Berlin, Luc Rosenzweig analyse l’échec du projet fédéraliste du président Macron, dirigeant européen unitaire pour 27, comme on disait dans l’ancien monde. Chez les plus jeunes,  l’heure est plutôt au repli identitaire. Comme le confirment les sociologues Olivier Galland et Anne Muxel, auteurs d’une étude sur les lycéens pour le compte du CNRS, la génération Z sanctifie l’individu, ses options religieuses et ses penchants violents, quitte à condamner le « blasphème ». Leur étude sur un panel de lycéens démontre l’absence de corrélation entre détresse sociale et radicalisation islamique : une bombe sociologique ! Elisabeth Lévy s’interroge sur le devenir de cette génération a priori perdue pour la France, sachant qu’une majorité des interrogés impute les attentats du 11 septembre à la CIA. Quant à Cyril Bennasar, il voit dans le phénomène des ZAD l’opportunité de parquer gentiment une ribambelle de gauchistes en mode amish.

Au rayon des restes du monde, Ana Pouvreau et Mark Porter analyse les dessous du  mariage entre Harry et Megan de Windsor. Un évènement enduit de politiquement correct inscrit dans la stratégie de reconquête médiatique de la Reine. Saluons enfin la nouvelle chronique de notre collaborateur Patrice Jean, romancier génial de L’homme surnuméraire, qui met en scène un certain Pichonneau à la découverte du monde post-moderne.

Delacroix sans bannière

Place à la culture. En hommage au dernier livre de notre ami Jean-Michel Delacomptée, Benoît Duteurtre prononce une ode à la francophonie. Le Brexit étant acté, une occasion unique se présente pour la France de Rivarol vouée à briller en Europe et dans le monde. Preuve de notre grandeur passée, Eugène Delacroix  droit à son exposition montre au Louvre et à son portrait de l’artiste en jeune homme signé Pierre Lamalattie. Pour laisser libre cours à ma gérontophilie, j’ai rencontré à Trieste l’immense écrivain slovène Boris Pahor, 105 ans, dont l’œuvre se confond avec la vie tumultueuse. Fin prêts ? Lisez !

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