Une chanson qui fait du bruit « réclame un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo ». Au fait, c’est quoi, au juste, un autodafé ? Les dictionnaires répondent : « En Espagne, à partir du XIVe  siècle, et dans l’empire espagnol, proclamation solennelle d’un jugement prononcé par l’Inquisition sur un impie, un juif ou un hérétique ; exécution du coupable, généralement par le feu.

Sens dérivé :  « destruction par le feu d’un objet (en particulier des livres) que l’on désavoue, que l’on condamne ». Alors, réclamer un autodafé pour des chiens, ne serait-ce pas un appel au meurtre pour blasphème ?

On nous dit que cette chanson est née d’une série «d’initiatives spontanées autour du film La Marche et à l’occasion de la date anniversaire des 30 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme».

Dans le septième couplet, le rappeur Nekfeu, membre du collectif parisien 1995 chante: «D’t’façon y’a pas plus ringard que le raciste/Ces théoristes veulent faire taire l’islam/Quel est le vrai danger: le terrorisme ou le taylorisme?/Les miens se lèvent tôt, j’ai vu mes potos taffer/Je réclame un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo».

Peut-on parler d’islamo-fascisme ? Pas sûr. La prudence s’impose. Ce serait sans doute faire injure aux fascistes et risquer un procès en diffamation. Car dans les temps modernes, ce sont les nazis et non les fascistes qui ont allumé des feux purificateurs pour exorciser les idées diaboliques et qui ont brûlé en masse les corps des humains traités en animaux nuisibles.

Nous allons bientôt savoir si l’apologie du bûcher pour les hérétiques est une opinion, une libre opinion, pas un délit.

Si l’apologie du terrorisme, déclaré préférable au taylorisme, c’est une opinion, une libre opinion, pas un délit.

Et dénoncer les islamo-nazis, ce serait quoi alors ?

 

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