« Paris connaît le plus long et intense pic de pollution hivernal depuis dix ans », titrait Le Monde au mois de décembre, tandis que Valérie Pécresse et Anne Hidalgo s’affrontaient de manière très politique, la première accusant la seconde d’avoir aggravé le phénomène en fermant les voies sur berges, tandis que la seconde renvoyait la première à ses domaines de compétences en l’accusant de ne pas assez s’occuper de la régularité des métros et des RER. Ce spectacle d’élus discutant du sexe des anges pendant que la population suffoque évoque la SF des années 1970 avec, par exemple, Le Troupeau aveugle de John Brunner, où le personnage d’Austin Train tente de mobiliser les consciences sur une planète en état de mort clinique autour du slogan « Arrêtez, vous me faites mourir ! »

Mais il nous semble plus intéressant, en l’occurrence, de regarder vers un romancier qui, à défaut de jouer au prophète, eut le mérite de comprendre en direct, si l’on peut dire, les liens entre la pollution et un certain type de civilisation. Charles Dickens n’était pas particulièrement écologiste, mais