J’ai un ami qui travaille dans l’optimisation fiscale. C’est son boulot. Je le chambre parfois en lui rappelant qu’il a un job d’escroc. Or, comme il me répond toujours : « tu peux dire ce que tu veux, ma vieille, tout ce que je fais pour mes clients est légal ».

C’est gênant, oui.

Mais en pleine affaire des Paradise Papers, il n’est peut-être pas inutile de le souligner : le problème, précisément, le grave problème moral, le scandale donc, c’est que ces montages avantageux pratiqués par des gens extrêmement riches sont parfaitement légaux.

Optimisation morale

Au moment où j’écris ces lignes, j’entends à la radio que certaines dispositions dénoncées dans les dossiers des Paradise Papers relèvent bel et bien du tribunal. Si c’est le cas, pourquoi ne pas avoir attendu ?

Attendu de savoir quels contribuables s’étaient réellement rendus coupables de pratiques répréhensibles avant de nous livrer en pâture des noms, comme autant d’accusés sommés de « s’expliquer ». Et qui toujours, sans surprise, « ont refusé de répondre à nos questions », selon l’expression consacrée.

La Reine d’Angleterre, le réalisateur Jean-Jacques Annaud, l’homme d’affaires Bernard Arnault, le champion de…

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