Ce mercredi, sortira en salles un film sobrement intitulé Le pape François. Il aurait été difficile d’inventer titre plus simple, plus platement efficace ou plus direct. Le film de l’hispano-argentin Beda Feijóo tient d’ailleurs sa promesse : non seulement il s’agit effectivement  d’un biopic sur l’actuel évêque de Rome (de son enfance en Argentine à son élection au Vatican), mais celui-ci est soigneusement exempt de tout ce qui, de près ou de loin, puisse s’apparenter à une quelconque complexité, voire même à une quelconque interrogation sur le parcours et la personne de Jorge Bergoglio, dit Padre Jorge et devenu, depuis 2013, le pape François (interprété ici par Dario Grandinetti, acteur argentin qu’on avait découvert dans Julieta de Pedro Almadovar et qui prête au Saint-Père – et plutôt bien – son visage inquiet de grand obsessionnel, ravagé d’incommunicabilité).

C’est évidemment dommage tant le sujet prêtait à interrogation et que le cinéma, plus qu’aucun autre medium, permet de témoigner de l’ambiguïté des hommes, de la complexité des situations et de tout cet irrésolu qui constitue l’essentiel d’un personnage. Et, de ce point de vue, Bergoglio aurait pu être un passionnant sujet de film.

Lisez la suite de cet article sur le blog d’Olivier Prévôt.

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