Oscar Wilde, Wikipedia. Notwist.

1. Et si j’épousais Sybil Vane ?

Cela faisait si longtemps que je n’avais pas revu mon cher Oscar Wilde. Aussi quelle ne fut pas ma surprise de le croiser au musée du Petit Palais, où une exposition lui est consacrée. Il tint aussitôt à me rassurer :

— Je vous ai confié il y a longtemps que la mort est la seule chose au monde qui me terrifie. Je la haïssais, tout comme je haïssais la vulgarité. Jusqu’au jour où j’ai compris que les artistes ne meurent jamais vraiment. On les installe dans d’immenses boudoirs où ils ont tout le loisir de contempler les troupeaux de leurs admirateurs béats. Le mépris qu’ils m’inspirent n’a d’égal que le plaisir que j’éprouve à retrouver un vieil ami comme vous. Vous êtes inouï, Dorian. Le temps qui n’épargne rien, vous a oublié. Vous êtes tel que notre ami Basil Hallward vous a portraituré. Mais allons prendre un thé ! »

À peine avions-nous commandé un Earl Grey, que Wilde me mit en garde : « Ne me confiez surtout pas de secrets. Vous savez comme j’aime les mystères. Pour peu qu’on les dissimule, le plus banal devient exquis. »

L’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu » se tient au Petit Palais jusqu’au 15 janvier 2017.

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