Refusé par la revue Sens à laquelle il était destiné, après des mois de tergiversation, ce texte paraît donc dans Causeur. Il s’agit d’une réaction au parti pris d’étouffer « l’affaire Bernheim » manifesté par l’Amitié judéo-chrétienne de France, dont j’ai été président pendant neuf ans. Avant d’avoir été grand rabbin de France et pendant qu’il l’était, Gilles Bernheim n’a pas seulement emprunté épisodiquement quelques formules, il s’est aussi approprié des textes entiers, comportement de cleptomanie intellectuelle dû sans doute à un besoin irrépressible de briller. Une faute jamais avouée par un homme qui a été pendant des décennies à l’AJCF un repère essentiel, et même un guide spirituel. Comment se taire ?

*Photo: Francois Mori/AP/SIPA.AP21386493_000001.

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