« La Confrérie », est un documentaire de Michaël Prazan qui sera diffusé sur France 3 mercredi 23 mai à 21h55. Ceux qui auraient encore quelques illusions sur les intentions des Frères Musulmans qui tiennent les rênes du pouvoir au Caire, à Tunis, à Gaza et visent à la conquérir dans d’autres pays musulmans doivent à tout prix éviter de le voir. Ce film est en effet de nature à désespérer les ravis des « printemps arabes », ceux qui écoutent encore les nouveaux orientalistes de l’université française qui prophétisent une conversion au pragmatisme de la Confrérie fondée en 1928 par Hassan El Bana, grand père de Tariq Ramadan. Michaël Prazan, après une introduction historique à base d’images d’archives, est allé voir dans leurs fiefs les chefs de ces « frangins » qui ne se sont pas méfiés de ce petit juif au sourire angélique, et lui ont parlé « cash », comme on dit dans le 9-3. Leur projet de « Califat mondial », celui d’une humanité totalement convertie aux bienfaits de l’Islam ressemble comme un frère – c’est le cas de le dire – à ce que fut l’utopie communiste planétaire du siècle dernier : leur théorie est toute puissante, parce qu’elle est vraie, croient-ils. Ils sont convaincus qu’à la fin des fins, ils atteindront leur but : l’islamisation du monde. Les Occidentaux sont de toute manière dans leur champ de mire. Quand on leur parle du Califat mondial, les dirigeants de la Confrérie répondent systématiquement que les Occidentaux ont imposé au monde une économie capitaliste et que les communistes cherchaient aussi à imposer leur modèle au monde entier. Pourquoi donc les Frères musulmans ne pourraient pas en faire autant, rétorquent-ils. Ce qui est recevable comme argument. Ils ont déjà commencé ce processus. Il faut bien comprendre qu’ils n’ont pas la même notion du temps que nous. Les Frères musulmans voient les choses à long terme. Ils ne peuvent pas douter que l’islamisation mondiale finira par se réaliser. Pourquoi ? Parce que cet objectif est inscrit dans la vérité de leur croyance : l’islam. Elle s’imposera nécessairement un jour au monde comme elle s’est imposée à eux. La démocratie se décline pour eux sur le mode suivant : one man, one vote, one time. Tout cela dit avec le sourire de ceux qui veulent faire votre salut. Les braves gens !

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