Les relations entre la France et le Mexique subissent ces derniers temps quelques turbulences à cause de l’entêtement du gouvernement de Mexico à faire appliquer une décision de justice prise à l’encontre de Florence Cassez, une ressortissante française condamnée pour enlèvement et assassinat.

Il fut un temps, pas si lointain, où tout le gratin de la gauche progressiste hexagonale défilait dans la jungle de la province du Chiapas, persuadée qu’un lecteur attentif d’Althusser, Foucault et Deleuze allait relever l’étendard de la révolution guevariste. Le visage dissimulé sous un passe-montagne d’où dépassait une pipe allumée, le sous-commandant Marcos était devenu la coqueluche de Saint-Germain-des-Prés, et l’objet de la sollicitude attentive de Danielle Mitterrand.

On aurait attendu, qu’en retour, il lance une audacieuse attaque contre la prison de Tepepan, où croupit notre compatriote depuis cinq ans, avec la perspective d’y demeurer encore plus d’un demi-siècle. Aux dernières nouvelles, l’armée zapatiste de libération nationale (EZLN) s’est signalée par l’assassinat à la machette d’un pasteur évangéliste indigène, et de deux autres indiens de la communauté d’El Pozo mécontents d’être régulièrement rançonnés par les hommes de Marcos. On ne peut pas être partout.

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