J’ai dit maintes fois ici tout le bien que je pensais de Manuel Valls, l’homme qu’on adore siffler dans les congrès du PCF et les manifs du Parti de Gauche.
M’est avis que le ministre de l’Intérieur ne va pas améliorer sa cote d’amour chez les abonnés de Télérama avec l’interview qu’il a donnée ce matin au Parisien. Extraits choisis :
« Ce n’est pas en niant les problèmes que l’on combattra le Front national. La gauche et, d’une manière générale, les partis républicains ont laissé de côté l’amour de la France, de la patrie, la nation, la laïcité ».
« Il y a eu de très grands ministres de l’Intérieur de gauche : Georges Clemenceau, qui est pour moi une référence; Pierre Joxe, qui a modernisé la police; Jean-Pierre Chevènement, qui incarnait la République. Entre 2002 et 2004, comme ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a donné le sentiment d’une énergie et d’une volonté de s’attaquer aux problèmes. La comparaison avec lui ne m’agace pas, elle m’amuse à force ».
« Il faut que l’islam de France s’organise avec des imams français formés dans nos universités, qui parlent français, qui prêchent en français. Il faut aussi avoir une discussion sur le financement des lieux de culte : j’admets de moins en moins que ce soient des pays tiers, parfois amis, parfois non, qui financent les lieux de culte ».
Et pour tous ceux qui comme moi on failli manger leur chapeau à cause des bouchons provoqué par la toute récente fermeture par Bertrand Delanoë de la Voie express Rive Gauche, un petit dernier pour la route : « C’est une décision de la mairie de Paris, je la respecte, mais je vais vous donner mon sentiment. Très souvent, certaines mesures sont prises sans forcément tenir compte des difficultés qu’éprouvent les banlieusards. Eux sont obligés d’utiliser leur voiture ».
Houba houba ! Une gauche qui se soucie du peuple, c’est nouveau et intéressant comme concept. Faudrait creuser…

Lire la suite