Gérard Collomb, sénateur-maire socialiste de Lyon s’est fâché tout rouge, vendredi matin, au micro de la matinale de France Culture. Il n’a pas digéré que l’accord conclu entre le PS et EELV pour les prochaines législatives investisse son ennemi intime Philippe Meirieu, chef de file des Verts au Conseil régional, comme candidat commun dans la 1ère circonscription du Rhône.

En vertu de quoi Gérard Collomb a accusé les « Jacobins » de Solferino de pratiquer le « centralisme démocratique » cher au défunt Georges Marchais. Le brave Gégé n’a rien contre les écolos, à condition qu’ils soient des vrais « gones », comme les élus Gilles Buna à la Croix-Rousse ou Alain Giordano à La Duchère. Il faut dire qu’à la Région, ces fichus Verts n’arrêtent pas de lui faire des misères, comme voter contre les subventions à l’Opéra de Lyon, trop élitiste à leurs yeux.

Du coup, l’élu rhodanien brandit l’étendard de la révolte girondine, et soutiendra, dit-il, le candidat radical de gauche Thierry Braillard contre le chef de chœur du pédagogisme français. Comme dirait Guignol au zinc du Café du Soleil : « Tout le monde y peut pas être de Lyon, y en faut bien qui soyent d’ailleurs ! ».

Et aillent se faire élire ailleurs.

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