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Les transports en commun ne seront jamais gratuits!

C'est une mesure "fracassante" réclamée par la gauche

Les transports en commun ne seront jamais gratuits!
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Après avoir donné des gages à la gauche racialiste en soutenant les réunions interdites aux Blancs de l’UNEF, Audrey Pulvar adresse un nouveau signal fort en proposant la kolkhozisation complète de nos transports. Dans une tribune cosignée avec d’autres socialistes, elle appelle à s’engager pour ce qu’ils qualifient de « nouvelle conquête sociale». 


Regroupés derrière Audrey Pulvar, qui brigue la présidence de la région Ile-de-France, six élus socialistes réclament la gratuité des transports en commun au niveau national dans le Journal du Dimanche du 11 avril. Les élus s’enflamment: « Chaque fois, la gratuité est un succès populaire immédiat, une conquête sociale que personne n’imagine plus remettre en cause ! »

Dans le texte qu’ils publient, les joyeux élus s’enthousiasment devant l’exemple du Luxembourg, premier pays où les transports sont gratuits sur l’ensemble du territoire. La gratuité est par ailleurs déjà effective dans quelques villes privilégiées comme Aubagne, Calais, Dunkerque, Niort, Libourne, Castres, Gap ou Châteauroux. Nous l’ignorions.

Des transports pour toutes et tous

Naturellement, les élus socialistes considèrent que « la gratuité, c’est l’égalité ». Cette obsession égalitariste propre à la gauche étant rappelée, les élus énumèrent ensuite les autres avantages, selon eux: « moins d’accidents de la route, moins de pollution de l’air, moins d’embouteillages sur les routes, moins de retards de livraisons ». Et s’ils ne l’écrivent pas, nous comprenons que dans leur vision, la voiture individuelle est presque le mal incarné ! Habilement, la transition écologique est invoquée pour justifier la collectivisation totale du coût des transports: « Au siècle du réchauffement climatique, notre nouvelle bataille doit être de permettre à toutes et à tous d’avoir un droit égal à une mobilité qui protège et préserve l’environnement ». Après avoir comparé leur cause à celle de la grande conquête de l’école gratuite du XIXe siècle, nos signataires ne s’en cachent donc pas: eux entendent carrément « sauver la planète ».

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Initié par Audrey Pulvar, cet appel proprement révolutionnaire compte déjà des ralliements prestigieux: Michaël Delafosse, maire de Montpellier, Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, Anne Hidalgo, l’impayable maire de Paris et cheffe de Mme Pulvar, Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et Patrice Vergriete, maire de Dunkerque. Si l’ancienne journaliste de gauche (pléonasme ?) venait à gagner la région, la gratuité à venir du Pass Navigo en région parisienne ne serait pas sans coût pour la collectivité. La mesure est estimée à… 2.5 milliards d’euros par an. Pulvar envisage de trouver des financements en mettant en place d’obscures taxes sur le e-commerce ou les transports de marchandises polluantes. Eh oui: rien n’est gratuit. Mais Pulvar pourra aussi naturellement compter sur les conseils d’Anne Hidalgo, expérimentée dans l’art de mettre en place les budgets les plus audacieux…

Autres problèmes en commun

Quand elle se penche sur les transports, la gauche ne se préoccupe en revanche pas d’autres problèmes en commun. Celui des incivilités qui y prolifèrent, en premier lieu, ou celui plus inquiétant encore de l’insécurité qui y règne (on pense aussi au fléau des utilisateurs de drogue, zombies fumeurs de crack qui se mêlent aux honnêtes gens dans le métro parisien en plein jour). Quant aux très nombreux resquilleurs et à l’exorbitant coût de la fraude, cela n’est plus un sujet pour Anne Hidalgo. De fait, quand on milite pour la gratuité, ce n’est plus un problème.

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Incapable de se faire entendre sur d’autres sujets que les réunions interdites aux Blancs de l’UNEF, parfois coupable de compromissions avec l’islamo-gauchisme, aphone sur la crise sanitaire (elle se borne à réclamer plus de lits, sans reconnaitre que les sommes colossales allouées à la santé sont mal employées), reconnaissons tout de même à la gauche le mérite d’essayer de lancer d’autres débats. Mais l’idée de transports gratuits n’est pas franchement nouvelle et c’est une chimère: le coût sera finalement réparti sur tout le monde, y compris ceux qui ne les utilisent pas, et de nouvelles taxes verront le jour. À gauche, hormis la mise en place de taxes, on ne peut pas dire qu’il y ait un embouteillage de bonnes idées.


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