Chaque semaine, Philippe Lacoche nous donne des nouvelles de Picardie…
La Sauvageonne et moi nous sommes rendus, il y a peu, à la salle des fêtes de Framerville-Rainecourt (à 30 kilomètres à l’est d’Amiens ; 443 habitants) où les éditions des Petits ruisseaux organisaient un repas-animations pour fêter leurs cinq ans d’existence. Je ne vais jamais dans le Santerre sans avoir une pensée émue pour nos amis Britanniques et Australiens qui se sont battus avec une bravoure inouïe lors de la Grande Guerre pour repousser les ardeurs belliqueuses des hordes venues d’Outre-Rhin. Ne surtout pas oublier. Un succulent repas avait été préparé par Lydie Lebrun (épouse d’Alain Lebrun, fondateur des Petits Ruisseaux et romancier) et quelques amies.



Tour à tour, des écrivains du catalogue prirent la parole pour présenter leurs œuvres, notamment Patrick Poitevin-Duquesne (auteur de polars dont Procès d’intention – éd. Les Petits ruisseaux –, une suite de huit nouvelles qui oscillent entre thriller et fantastique), Philippe Crognier (romancier, nouvelliste et essayiste ; a notamment publié Trente minutes, aux Petits Ruisseaux), Michèle-Edmonde Paris (Le Carrosse rouge, aux Petits ruisseaux), Marcel Queyrat (plusieurs livres sur la Première Guerre mondiale), Pierre Bernard (Doux rêves, aux Petits ruisseaux), Jean-Louis Crimon (qui évoqua L’Offrande du cœur, 22 nouvelles, et son dernier opus, un recueil de chroniques, Journal d’un bouquiniste, aux Petits ruisseaux), Alain Lebrun (auteur de plusieurs romans dont L’enfant du pont du Diable, aux Petits ruisseaux), etc.
Des artistes, plasticiens pour la plupart, dont Brigitte Omert, Aline Cordier (calligraphe), Pascale Pigny (qui montra quelques très belles toiles aux couleurs impressionnantes), etc., présentèrent, à leur tour, leurs créations. Le repas était animé par des saynètes jouées par Pierre Havez, écrivain, Alain et sa fille Lou-Mary, chanteuse et comédienne. Cette dernière, en compagnie du guitariste-chanteur Vanfi, interpréta des morceaux dont « La fille du Père-Noël » et « Et moi, et moi et moi », de Jacques Dutronc, au cours desquels ils eurent la gentillesse de m’inviter à jouer de l’harmonica. Des souvenirs remontèrent dans ma grosse tête de Ternois ; il y a quelques années, ensemble, nous avions formé le groupe Les Scopytones avec lequel nous faisions revivre des gaies années des Yéyés. Enfin, le truculent Jean-Louis Crimon se livra à de délicieuses imitations de Raymond Devos, humoriste qu’il vénère. Ce qui fit bien rire la Sauvageonne, plus ébouriffée que jamais.

