Jamais en retard d’une innovation high-tech, Libération nous apprend qu’il existe « des godemichés bio pour respecter les animaux ». Non, ceci ce n’est pas une incitation à la zoophilie mais la dernière trouvaille de l’industrie verte pour pratiquer des cochoncetés en gardant la conscience (écolo) tranquille. Surfant sur la mode du « vegan », qui connaît un grand succès outre-Manche, un sex-shop berlinois multiplie les offres commerciales garanties sans matière animale ni test sur la faune.

Les autres détails se passent de commentaires : « Les fouets vendus dans ce magasin du quartier turc et alternatif de Kreuzberg, à Berlin, ne sont pas en cuir, mais en matériaux recyclés, le plus souvent des pneus de vélo ». Ah si, on relèvera le credo démondialisateur de la patronne des lieux : « Aux sex-toys en plastique fabriqués dans les usines chinoises, les clients de Mme Schindler et de son associée canadienne préfèrent les vibromasseurs de petite production locale. » explique la probable future adhérente de La Rose et le Réséda. « C’est une niche » conclut le plus sérieusement du monde la sémillante chef d’entreprise de 31 ans, percée et tatouée mais non moins végétarienne.

On imagine que si ce genre de novation se généralise dans les milieux libertins, cela conduira à un divorce entre les adeptes du cuir et ceux du latex, qui jusque là entretenaient des rapports cordiaux – et plus si entente.

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