En cette période de vaches maigres pour les exportations françaises, peut-être faut-il s’en réjouir : la French Theory triomphe en Chine ! Sa contribution en devises est certes limitée, mais il n’y a pas que l’argent qui compte dans la vie. Pour l’ego national, soumis à dure épreuve ces derniers temps, l’écho que rencontre l’intelligence française, notamment à travers l’œuvre de Michel Foucault, dans le monde intellectuel chinois et, de façon plus surprenante, dans la pensée officielle, ne laisse pas d’être réconfortant.
Les rabat-joie ne manqueront pas de remarquer que cette French Theory, comme son nom l’indique, est assez peu française – c’est généralement en langue anglaise que Foucault est lu à Pékin. Ce sont là les aléas de la mondialisation. Il n’y aurait que matière à se réjouir pour le rayonnement culturel de notre pays si l’œuvre de Michel Foucault n’était pas soumise à une lecture adaptée aux « caractéristiques chinoises » qui en révèle des aspects inquiétants – et éventuellement dommageables à notre rayonnement culturel.
 

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