Plus que le critique, le comédien, le musicien et le danseur, c’est l’ouvreuse qui passe sa vie dans les salles de spectacle. Laissons donc sa petite lampe éclairer notre lanterne.


Pas d’Avignon, pas d’Orange, pas de Vieilles Charrues, plus un billet à déchirer. Je vais faire comme vous, regarder des films. Pas de salles non plus. Vais les regarder à la maison, dans mon home cinéma.

De la supériorité du matériel

Le home cinéma, c’est un projecteur, un mur, du son. Deux options : matériel ou dématériel. Ces jours-ci et pour longtemps, la star c’est le dématériel, la plate-forme sur décodeur, en général du méchant bizness, mais quelquefois des films chouettes et des séries futées. Sinon, le matériel : DVD ou Blu-ray. Le matériel a ses avantages. D’abord quand vous l’avez, vous l’avez. Vous regardez ce qui vous plaît quand ça vous plaît sans dépendre des algorithmes. Pas de Mickey ou de Netflic en tapinois pour contrôler vos « pratiques ». Et puis surtout, le matériel s’adresse au cinéphile. Pour Maman, j’ai raté le trône ou Les zombies font du ski, l’immatériel suffit. Pour Andreï Roublev et La Nuit américaine, je conseille le matériel.

Seulement voilà. Sur un écran de télé, Blu-ray ou DVD peu importe. Aucune différence. Tandis que, sur le mur, le DVD ressemble à un pâté mal cuit. Même le noir et blanc dégouline. Le home cinéma de deux mètres sur trois, c’est Blu-ray ou rien. Et là j’ai du mal à suivre le raisonnement des éditeurs. Qui achète des Blu-ray ? Les gens qui aiment le ci

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Mai 2020 – Causeur #79

Article extrait du Magazine Causeur

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