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Certains, comme Michel Polac, se sont éclipsés au mois d’août. D’autres préfèrent les premiers jours de l’automne pour prendre congé. C’est le cas de Thomas Szasz qui eut, entre autres privilèges, celui d’être désigné comme le psychiatre le plus haï des États-Unis − non par ses étudiants de l’Université de New York, ni par ses patients, mais par la confrérie médicale. Il est vrai qu’avec quelques francs-tireurs comme Franco Basaglia (tendance communiste), Ronald Laing (tendance sartrienne), Michel Foucault (inclassable), le libertaire Thomas Szasz avait, dans des livres d’une ironie cinglante et d’une logique imparable, dynamité l’idéologie psychiatrique qui relevait plus, à ses yeux, de la religion ou de la morale que de la science.

*Photo : 21747.

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