Ces images, vous ne les avez pas vues dans les JT qui se sont pourtant longuement penchés et sur les minutes de silence et les Marseillaise qui retentissent dans tous les stades de France et dans maintes enceintes européennes.

Unanimes dans l’émotion et dans la compassion, supporters et footballeurs ? Oui, tous ou presque. Car il a fallu qu’à l’occasion du match au sommet Real Madrid – FC Barcelone, ce samedi, Karim Benzema fasse entendre sa différence. Ou plutôt la montre.

Tout d’abord en n’applaudissant pas la Marseillaise – qu’on a jouée au piano en prélude du match – contrairement aux autres joueurs et à quelque 80.000 spectateurs. Mais bon, ça c’est du Benzema ordinaire : il n’est pas très Marseillaise. Hélas, il ne s’est pas contenté d’afficher son indifférence. Alors que les caméras du match étaient braquées sur lui, il a ostensiblement craché par terre à la fin de l’hymne national. 500 millions de téléspectateurs en furent témoins. Vous le serez aussi en regardant cette vidéo :

Si ce geste inqualifiable a été occulté jusque-là par les télés, l’affaire fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, Pierre Ménès se fâche tout bleu-blanc-rouge contre « Benzema qui crache à la fin de La Marseillaise » ce qui déclenche une avalanche d’approbations mais aussi pas mal de tweets intimant au chroniqueur de Canal d’oublier l’affaire et de ne pas porter préjudice au joueur qui a déjà bien du malheur. Une bienveillance qui exaspère le très écouté Daniel Riolo de RMC, qui déclare, toujours sur Twitter : « Voyons, cessez de lui trouver des excuses en permanence ! »

Chacun sait que Karim Benzema n’aime pas la Marseillaise. C’est tout à fait son droit. Chacun sait qu’il a toujours refusé de la chanter avec les Bleus et qu’il le clame haut et fort. C’est déjà plus problématique, mais ça n’est pas la question du moment. Car ce soir-là, il y avait de bonnes raisons pour qu’il n’exhibe pas son mépris pour l’hymne national. 130 raisons exactement.

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Marc Cohen
est rédacteur en chef de Causeur.est rédacteur en chef de Causeur. Pilier du Groupe d’Intervention Culturelle Jalons, il a notamment été rédacteur en chef de "L’Idiot International ".
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