Dans les défilés du 12 octobre, si l’on n’a pas vu, comme l’a dit Gil Mihaely, le dernier prix Nobel d’Economie favorable à ce que la durée de temps de travail s’aligne sur l’espérance de vie, certains auront peut-être aperçu un homme au teint olivâtre et à la coupe en bol digne de Mireille Matthieu. Dans ce cas, c’était sans doute Evo Morales, actuel président de la république de Bolivie, ouvertement chaviste et réélu régulièrement.

Depuis le mois de mai 2010, la Bolivie a en effet décidé de reporter l’âge légal de la retraite de 65 à 58 ans. A taux plein, évidemment. Ce fou d’Evo Morales a en effet estimé que les gains de productivité, notamment dans les mines (où a été reconnue la notion de pénibilité avec départ à 51 ans), devaient être redistribués à ceux qui en sont les principaux artisans, notamment sous forme de temps. Bon, évidemment Morales n’est pas un prix Nobel d’Economie ni même un expert du FMI. C’est juste un élu du peuple.

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