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Cet antifascisme d’opérette qui attise la guerre civile

La tenaille, le marteau et les clous


Cet antifascisme d’opérette qui attise la guerre civile
Les militantes féministes identitaires de Nemesis rendent hommage à Quentin Deranque, Lyon, 21 février 2026 © Laurent Cipriani/AP/SIPA

En déplacement en Inde, le président Macron avait appelé les « partis extrêmes » à « faire le ménage » dans leurs rangs, renvoyant dos à dos LFistes et nationalistes, après le lynchage de Quentin Deranque en marge d’une conférence de Rima Hassan à Lyon. Médias et progressistes sont actuellement à l’œuvre pour réactiver la fameuse « tenaille identitaire » qui menacerait la nation, quand bien même la manifestation d’hommage à Lyon tenue par l’extrême droite samedi s’est déroulée sans heurts contrairement à leurs prévisions.


Dans sa folle opération de survie, le camp du Bien est prêt à attiser une guerre civile. De fait, les « humanistes » veulent faire oublier le martyr de Quentin Deranque, excuser ses tueurs de la Jeune Garde, introniser LFI en rempart d’un fascisme d’opérette. Quitte à encourager, dans cette confusion mentale, d’autres lynchages contre la bête immonde. « Il y a des antifascistes car il y a des fascistes », s’est contentée de justifier Manon Aubry (LFI) ce lundi matin sur Europe 1-CNews. Qui n’a qu’un marteau voit des clous partout. Ségolène Royal a été une des premières à réécrire le crime, vendredi, en qualifiant Quentin Deranque de « présumé néo-nazi et antisémite ». La veille, le socialiste Jérôme Guedj avait oublié ses insultes contre Jean-Luc Mélenchon en promettant son ralliement en cas de duel avec le RN.

Inversion accusatoire réussie

Rendant compte de la marche (3500 personnes) organisée, samedi à Lyon, par les amis du jeune militant catholique, les médias du copié-collé ont décrit un « hommage d’ultra-droite ». Aveugles et sourds quand la foule « créolisée » crie « Mort aux juifs ! », les observateurs n’ont retenu cette fois que les gestes de trois ou quatre crétins. L’un a crié : « A bas les bougnoules et les pédés ! ». De possibles saluts nazis, parmi les « clapping » mains en l’air, ont fait l’objet de trois signalements de la préfecture. Le chrisme chrétien, sur une banderole, a été qualifié par des commentateurs de symbole extrémiste. Dimanche, sur RTL, Manuel Bompard (LFI) a dénoncé « une parade fasciste » en présentant son parti, qui a confié son « auto-défense » à la Jeune Garde, comme la vraie victime décidée à « tenir bon ». Ce lundi, la gauche peut se flatter du résultat de son inversion accusatoire.

A lire aussi: La Jeune Garde est-elle la milice de la France insoumise?

Revoilà la tenaille

Toutefois la réalité, une fois de plus, n’est pas celle de la propagande. Dans Reconnaître le fascisme[1], Umberto Eco fait du machisme une des caractéristiques de cette régression, avec la « novlangue » orwellienne qui vide les mots. Samedi, des jeunes femmes de Némésis, qui dénoncent sous les coups la condition des femmes soumises à l’islam sexiste et violent, ouvraient la marche. Pour avoir voulu les protéger, Quentin Deranque, à terre, eut le crâne fracassé par la milice islamo-gauchiste. Plus généralement, la qualité d’expression et de sentiments de cette jeunesse française fait ressortir, en contraste, la pensée sinistrée qui parcourt la gauche et son « intelligentsia » : la voici réduite à imaginer du fascisme partout à sa droite, singulièrement chez ceux qui se réclament de leur foi chrétienne, dans une incapacité à concevoir le désaccord, cet autre signe du totalitarisme qui a gagné ses rangs. Face à cette menace, seul le courage de chacun permettra aux Français de « retrouver l’unité nécessaire pour regagner leur souveraineté » (Nikola Mirkovic[2]).

Le monde faux, qui criminalise la défense de la nation et son peuple abandonné, doit se heurter à davantage de résistance. La minute de silence à l’Assemblée et le portrait de Quentin sur la façade de l’Hôtel de la Région à Lyon ont été des premiers signes encourageants. Il revient aux citoyens de refuser le piège diabolique de la « tenaille identitaire », ce concept macronien qui, en mettant dos à dos l’extrême gauche et le RN, obscurcit la raison en mettant une cible sur des patriotes, assimilés à des djihadistes.

La révolution des oubliés

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[1] Cahiers Rouges, Grasset

[2] Déclin et renouveau, Comment les Français se relèveront, Editions des Syrtes



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Journaliste, éditorialiste, essayiste. (ex-Le Figaro, CNews, Causeur)

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