En Grande Bretagne, Keir Starmer hausse le ton face à la Chine
Sur le plan de la politique intérieure, le Premier ministre britannique, sir Keir Starmer, est très affaibli par ses nombreux revirements sur des questions fondamentales et par la nomination de Peter Mandelson, l’ami d’Epstein, au poste d’ambassadeur à Washington.
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En revanche, on dit que Starmer est très fort en politique étrangère. Avec quel degré d’autorité parle-t-il sur la scène internationale ? L’année dernière, il a imposé à l’Autorité palestinienne une condition pour le rétablissement des relations diplomatiques : la cessation des paiements de salaire aux parents des terroristes tués lors d’attentats contre Israël ou emprisonnés suite à de telles attaques. Or, un rapport préparé par l’ONG Palestinian Media Watch et envoyé au ministère des Affaires étrangères britanniques révèle que ces paiements continuent, déguisés en salaires de fonctionnaires. Quant à la Chine, Starmer y a fait un voyage officiel fin janvier pour améliorer les relations avec Xi Jinping et obtenir des concessions économiques. Non seulement il est parti les mains presque vides mais, selon des rumeurs crédibles, pour que Pékin accepte de le recevoir, il a dû approuver la construction d’une nouvelle super-ambassade chinoise près de la tour de Londres… Ce projet avait suscité une forte opposition au Parlement, car posant de sérieux risques en termes de sécurité et d’espionnage. Starmer n’a pas non plus eu le courage d’imposer des droits de douane sur les importations d’acier chinois qui sont en train de tuer ce qui reste d’industrie anglaise dans ce secteur.
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Mais enfin, sir Keir vient de dire « basta ! » Il a trouvé une question sur laquelle il va rester ferme : les planches à repasser. La Grande-Bretagne va imposer des droits élevés sur l’importation de planches chinoises à bas prix, quel que soit le format, les dimensions ou l’adaptabilité à une centrale vapeur. L’honneur du gouvernement de Sa Majesté est sauf. Ils ne repasseront pas !
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