L’Institut Montaigne propose de financer la construction de mosquées par une taxe prélevée sur la vente de viande hallal et les pèlerinages à La Mecque. Si l’ambition de vouloir construire un islam français débarrassé des influences étrangères est louable, la consécration du hallal créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait.


Objet de nombreux débats, les modalités de financement du culte musulman sont décisives tant elles peuvent façonner le rapport de la religion et de ses fidèles à la société française. L’idée d’une « taxe hallal » évoquée de longue date et reprise dans le récent rapport de l’Institut Montaigne, a ravivé les discussions, notamment dans le cadre des « Assises de l’islam » organisées par le ministère de l’Intérieur.

Les difficultés de l’organisation actuelle

Le financement et l’entretien des lieux de culte (construits dans leur ensemble postérieurement à la loi de 1905) sont aujourd’hui fréquemment assurés par les contributions des fidèles. Néanmoins, le financement e

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Novembre 2018 - Causeur #62

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite