Remis en cause autant par la crise sanitaire que par de nombreuses contestations, le projet de rénovation du Grand Palais est entièrement revu. Reste à savoir si on saura restaurer sans le dénaturer ce joyau néobaroque, et surtout si on lui rendra enfin les statues qui lui manquent cruellement. 


Le 10 octobre, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, annonçait une « réorientation » du « Nouveau Grand Palais ». Le projet conçu par l’agence LAN (460 millions d’euros) est abandonné. Il concernait presque uniquement des aménagements intérieurs, jugés par certains « pharaoniques ». Non seulement l’aspect patrimonial n’était pas pris en compte, mais des destructions navrantes avaient été envisagées côté square Jean-Perrin.

Le Grand Palais est une sorte de cathédrale de la Belle Époque, mais il est depuis longtemps mal compris et mal entretenu. Il est cloisonné, entresolé, encombré. Sa statuaire est amputée, dégradée et maintenant sous filets. Dans un dossier publié en novembre 2018, Causeur a été l’une des rares voix à donner l’alerte, au sujet du bâtiment comme de la statuaire qui réunit une quarantaine des plus prestigieuses signatures de la fin du XIXe. À cette occasion, votre serviteur a souligné la nécessité d’inclure un volet restauration dans le projet de nouveau Grand Palais. Réjouissons-nous d’avoir été entendus.

Si l’enveloppe budgétaire reste inchangée, le projet intègre deux nouveaux objectifs. D’abord, justement, la restauration des façades, notamment des nombreuses sculptures qu’elles comportent. Le second, plus opérationn

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Novembre 2020 – Causeur #84

Article extrait du Magazine Causeur

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