J’ai toujours aimé France Inter. Enfant, j’aimais écouter avec ma mère, dans la cuisine de notre HLM de Saint-Ouen, la sévère Anne Gaillard demander des comptes aux industriels ou aux commerçants comme s’ils étaient des escrocs. Plus tard, sans Claude Villers ou Pierre Bouteiller, et même sans Daniel Mermet quand il oubliait ses œillères politiques pour nous parler de l’humain, mes journées de travail solitaire m’auraient paru plus longues. Mais aujourd’hui, dans mon atelier, la vie de l’esprit n’est plus ce qu’elle était. Je reste fidèle au service public car la pub qui me harcèle ailleurs me hérisse, mais à présent, France Inter me désespère..

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