En 1975, notre vaurien publiait L’exil intérieur. Il se demande aujourd’hui s’il n’avait pas prévu malgré lui ce qui se passe aujourd’hui.


L’Exil intérieur était-il un livre prémonitoire ? Ce n’est pas à moi d’en juger. Mais la « distanciation sociale » à laquelle nous assistons semble me donner raison : la Deuxième Guerre mondiale avec un nombre infiniment supérieur de victimes avait encore quelque chose d’humain. La biocratie dont rêvait alors les dirigeants s’est progressivement installée avec une médecine qui a pris la relève de la religion et des fonctionnaires de la santé mentale qui décident unilatéralement de ce qui est bon ou mauvais pour nous. Nous disposons d’une expérience grandeur nature avec la pandémie du coronavirus. La Santé a remplacé le Salut. Et nous pouvons vérifier une fois de plus qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté, c’est la servitude. Michel Foucault et Thomas Szasz dans leurs travaux respectifs sur la folie l’ont bien mis en évidence. La psychose collective qui se déroule sous nos yeux les inspirerait.

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Le “principe de précaution” met la vie en suspens

Si je devais ajouter un Post-Scriptum à L’Exil intérieur, il traiterait du principe de précaution : c

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