En suggérant une délocalisation de la campagne électorale en Inde, Laurence Parigot peut se vanter d’avoir lancé un sacré buzz dans la mare. Certes, sa proposition iconoclaste arrive un peu tard pour se concrétiser dès cette année. Mais l’idée devrait faire son chemin d’ici aux prochaines échéances électorales, tant les arguments en faveur de cette révolution politique ne manquent pas : coûts divisés par dix, haut niveau de compétence des techniciens locaux, capables d’assurer les mêmes prestations que les intervenants français, sans parler du rayonnement politicien de notre pays. Qu’on y soit favorable ou frileusement hostile, cette novation fait en tout cas débat. Un débat que prolonge Qui Choisir, en donnant donc la parole à Laurence Parigot, avocate fougueuse mais souvent convaincante de cette « délocalisation présidentielle » et, plus largement, d’une mondialisation sans frontières.

Comment vous est venue cette idée révolutionnaire de délocaliser la campagne présidentielle en Inde ?

Laurence Parigot. J’ai été consternée par le caractère étroitement hexagonal du débat qui caractérise cette campagne présidentielle, alors même que nous sommes cœur d’une crise mondiale, morale, économique et surtout financière. En lançant cette idée de délocalisation, j’ai voulu secouer le cocotier de nos politiques, qui s’accrochent à des branches mortes au risque de se couper du tronc neuf !

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