L’autre jour, dans mon village bourguignon, nous avons enterré un pote.

Et mon curé n’a pas souhaité célébrer l’office des funérailles. (Quand je dis « mon curé », c’est façon de parler. Fils impénitent, bien qu’intermittent, de la « maison mère », bref, du tronc qui a engendré le rameau du Christ, du « verus verus Israël » légitimé, après des siècles, par l’Église, je n’en tiens pas moins, dur comme fer, au curé de la paroisse.)

Mon curé, je peux le comprendre : par ces temps de pénurie des vocations, il doit courir d’une paroisse à l’autre pour pourvoir aux services spirituels de tout un canton.

Mais non, ce n’est pas la véritable raison. Mon curé, jeune prêtre frais émoulu du séminaire, fort docte au demeurant, redoutable dialecticien, préfère « l’Église de la vie », non « l’Église self-service », selon ses termes.

*Photo : Bourguiboeuf.

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