Cette fois ça y est, ils sont devenus fous. Si les médias du monde entier ont, dans leur grande majorité, manifesté leur dégoût, plus ou moins bien maquillé, après l’élection de Donald Trump, d’autres ont fait plus que s’étouffer. Monisha Rajesh, une collaboratrice du Guardian, a carrément appelé au meurtre : « Et si le moment était venu d’assassiner un président » a « tweeté », le soir même de l’élection, la jeune femme qui, sous la pression des internautes, a dû retirer sa production. «Elle ne fait pas partie de nos contributrices régulières », s’est vaguement défendu The Guardian.

La Britannique n’est pas la seule à nous avoir exposé le fond de son cœur. Cinq jours avant l’élection de Donald Trump, un pigiste du Los Angeles Times, expatrié en Corée du Sud, lui avait montré la voie. Il a été renvoyé.

En France, mais sur le ton de l’humour cette fois, le chroniqueur Pablo Mira, fondateur du Gorafi (et qu’on a connu mieux inspiré !) a fait le même coup sur France Inter : « Trump c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture », a-t-il plaisanté sous les yeux amusés de Charline Vanhoenacker. Sa radio ne l’a pas viré, elle a souligné son extrait.

 

 

 

Pendant ce temps-là, Libération ronge son frein et nous explique comment destituer un président américain.

Point commun de ces emballés : aucun ne vit aux Etats-Unis. Ils représentent l’Amérique très périphérique…

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Manuel Moreau
est journaliste et syndicaliste.