Disparition de Diana Rigg, l’interprète d’Emma Peel dans la série « Chapeau melon et bottes de cuir »


Icône des Sixties, égérie des féministes et des fétichistes (la combinaison en latex lui collait si bien à la peau), fantasme des adolescents nés entre 1955 et 1975, prisonnière à jamais de nos souvenirs émus, gloire planétaire du petit écran, divinité pop, principale cause des voyages scolaires en Grande-Bretagne au siècle dernier, éphémère épouse de 007, incarnation de l’Anglaise affranchie et inabordable, croisement entre Twiggy pour la longueur des jupes et Brett Sinclair pour l’humour primesautier, anti-Miss Marple et grand-mère inspirante des Spice Girls, part non négligeable de notre amour immodéré pour la perfide Albion, Diana Rigg nous a quittés à l’âge de 82 ans.

Il est difficile de ne pas détacher l’actrice du rôle qu’elle a tenu durant deux saisons aux côtés du statutaire Patrick Macnee. Il avait le melon, elle enfilait les bottes en cuir. Il dirigeait les enquêtes, elle faisait mine de le laisser croire. Elle menait la danse et Steed, ce grand dadais enamouré, en redemandait. Dès son apparition, elle a éclipsé les autres héroïnes de la série. Bien que dans ce domaine, il existe une controverse encore plus terrible que celle de Valladolid. Deux écoles de pensée s’affrontent, les classiques qui considèrent que Diana est indépassable dans le flirt taquin et la sensualité un brin corsetée, et les modernes qui n’ont d’yeux que pour la blonde piquante Purdey (Joanna Lumley) à la coupe saturnienne et aux jambes-compas. Il s’agit là, d’affrontements purement théoriques car même les défenseurs de Purdey et de son acolyte, l’insipide et valeureux Gambit, s’accordent à dire (en privé) qu’Emma Peel a fait le pont entre les années 1960 et 1970. Elle pos

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