Footeux, vous souvenez-vous de Paolo Di Canio ? Au début des années 2000, ce buteur avait fait le bonheur de la Lazio de Rome pendant plusieurs saisons. Mais si l’attaquant italien a laissé un souvenir impérissable, c’est aussi à cause de ses crampes du bras droit. Un soir de derby entre la Lazio et l’AS Rome, Di Canio avait célébré le but qu’il venait de marquer d’un salut romain prolongé avant d’expliquer son geste d’un laconique : « Je suis fasciste, mais pas raciste. »

Pourquoi en reparler aujourd’hui ? C’est qu’à 48 ans révolus, Di Canio refait des siennes. Désormais à la retraite, le bouillant Romain œuvre comme consultant sur la chaîne de télévision Sky Sports Italia sans jamais plus s’aventurer sur le terrain politique. Jusqu’au jour de septembre 2016 où le pauvre Paolo a le malheur de se montrer à l’écran en manches courtes, laissant apparaître ses nombreux tatouages aux avant-bras dont un monumental « DUX », en hommage à un célèbre chef d’État transalpin disparu en 1945. Tollé général. Son employeur le sanctionne de quatre mois de suspension d’antenne durant lesquels Di Canio fait le mort.

« Êtes-vous fasciste ? »

Résurrection cathodique début 2017. Le voici de retour dans les colonnes du Corriere della Sera pour une autocritique. Morceaux choisis : « J’ai changé. À près de 50 ans, j’ai appris à me mettre à la place de l’autre. Beaucoup de gens peuvent légitimement se sentir blessés par l’exposition involontaire de mes tatouages. » Son fameux salut fasciste ?

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Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.