Identité. « La France blanche et chrétienne n’a jamais existé » avance la députée lfiste, invitée de la webtélé d’extrême gauche Le Media.
On a toujours quelque motif de satisfaction à écouter ce que raconte Madame la députée Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale.
Dans un moment de notre histoire où nous sommes en quête de réels talents comiques, cette élue de la nation me paraît être une sorte de « divine surprise ». Je sais que le recours à cette expression due à Charles Maurras saluant l’avènement de Philippe Pétain aux affaires du pays sera particulièrement agréable à celle dont il est ici question…
Pas d’amalgame !
En effet, j’avoue que, fort souvent, elle me fait rire, tant l’ineptie à ce point assumée, si péremptoire et si crânement exposée, me semble relever du prodige.
Dernier sketch hilarant en date, sa brillantissime analyse sur la France. La France, son histoire, son identité. Cela valait la peine, le répèterais-je jamais assez ? – d’être écouté. Les Georges Duby, les Fernand Braudel, les Jacques Le Goff, et tant d’autres, les voilà renvoyés à leurs chères études, ces ignares, ces béotiens, ces mous du bulbe ! Dame Panot en quelques mots a su faire table rase de leurs travaux, et, avec l’autorité naturelle, l’assurance, la suffisance dans le ton qu’on lui connaît, elle aura clos une fois pour toutes le si riche débat sur les sources identitaires du pays et de son peuple.
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La Pic de Mirandole en jupons de la France Insoumise n’y va pas par quatre chemins. Selon elle, « la France blanche et chrétienne n’a jamais existé. » Bien entendu, cette joyeuse ânerie n’est là que pour, en préambule, nous vendre la grande trouvaille mélenchonienne qu’est le concept de « Nouvelle France ». Concept sublime, selon la même Dame Panot, puisqu’il vise à fédérer, amalgamer, fondre dans une seule et unique identité les diverses populations du pays dans (je cite) « leur entièreté ».
Ah, le beau mot d’entièreté ! D’où sort-il ? Je ne sais pas trop. En revanche je crois savoir qu’il a aujourd’hui la faveur des blablateurs de plateau tv et radios soucieux de paraître à la pointe de ce qui se fait. On serait dans le barbarisme que cela ne m’étonnerait pas. Là où les substantifs « entier » ou « intégralité » feraient non seulement très bien l’affaire mais de surcroît respecteraient la langue, pourquoi donc aller convoquer cette horreur d’entièreté ? Pour Madame Panot, la raison est toute simple : se pousser du col, donner à croire qu’on pense et qu’on pense fort, qu’on est à la pointe des avancées de la connaissance et du langage. Cela impressionne probablement dans les banlieues et ailleurs. Ou pas.
Donc, selon elle, la France chrétienne et blanche n’aurait jamais existé.
La France aux 36 000 clochers
Il conviendrait assez, me semble-t-il que Dame Panot sorte de temps à autre du cocon mélenchonien où son ébouriffante intelligence donne à présent maints signes de s’étioler. Elle devrait se mettre à parcourir la France des villes, des villages, des bourgades. Là où, le plus souvent au centre et surmonté d’un fier clocher, lui-même agrémenté d’un coq, s’élève un monument des plus bizarres appelé tout aussi bizarrement église. Allez savoir pourquoi ! Pour ma part je serais bien obligé à Madame Panot de nous expliquer ce pourquoi, l’origine de cet étrange édifice, puisque, à l’en croire, ce n’est pas du côté d’une France chrétienne qu’il faudrait aller chercher les réponses. (D’ailleurs, elle le déclare tout net : cette notion de France chrétienne n’est qu’un abject fantasme véhiculé par l’extrême droite. Puisqu’elle le dit…)
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Même chose pour l’affirmation qui veut que la France blanche n’ait jamais existé. Avec cette autre stupidité, Dame Panot, mine de rien, se fait complotiste. Et complotiste grave ! Car il faut bien qu’il y ait eu conspiration, qu’il y ait eu complot pour que, en autant de siècles, que ce soit par la peinture, le dessin, la photo on s’en soit tenu à ne représenter que sous les traits d’individus de complexion blanche les gens de chez nous. Pour ne citer qu’un seul exemple, je renvoie aux peintures champêtres des impressionnistes, genre « déjeuner sur l’herbe », etc. Quelle horreur ! Que des blancs et des blanches !
Voulez-vous que je vous dise, si j’étais Dame Panot, j’exigerais la purge générale de nos musées, puisqu’ils ne nous livrent que la représentation fallacieuse d’une réalité qui n’a jamais existé. Que sont-ils donc, sinon les temples du déni, les sanctuaires de la plus odieuse, la plus ignoble des manipulations de masse ? Hâtons-nous d’y foutre le feu, camarades !
Pour un prochain prix Nobel, il n’y a pas à dire, il faudra penser à cette haute intelligence. Catégorie inepties en tout genre. Ou sottise en majesté. Enfin, un truc comme ça…
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