Selon Gérald Darmanin, les thèses racialistes de l’extrème gauche nous mènent au pire. Constatant que « l’absence, par certains étrangers, de respect des valeurs d’intégration et d’assimilation pose problème », le ministre de la Justice propose un moratoire de trois ans sur l’immigration. Mais, selon notre chroniqueur, il ne faut plus rien attendre des hussards de la onzième heure du « bloc central ».
Quand Hibernatus fait de la politique, cela donne Gérald Darmanin. Dans le JDD, le ministre de la Justice a déclaré : « Nous sommes arrivés à la limite de nos capacités d’intégration et d’assimilation. J’ai donc désormais une conviction très forte : il faut mettre fin à l’immigration telle qu’elle est aujourd’hui ». Il propose un moratoire de trois ans sur l’immigration légale, des quotas limitatifs, la fin du regroupement familial pour les visas de travail, une exigence accrue pour les expulsions (OQTF).
Ensauvagements
Bref, le ministre de la Justice promet, à quelques mois de la présidentielle, ce que le même, à l’Intérieur, se refusait d’envisager dans sa glaciation idéologique. Mais comment prendre au sérieux ces briseurs de tabous du dimanche ? Ils découvrent, avec quarante ans de retard, les catastrophes d’une immigration invasive et souvent colonisatrice dont ils niaient jusqu’alors l’existence, soucieux de se fondre dans le chœur bien-pensant. La violence qui s’étend en France, jusque dans les petites communes, n’est pas seulement le fait de voyous majoritairement issus de la diversité sacralisée. L’insécurité est d’abord et avant tout le résultat d’un demi-siècle d’incompétences et de lâchetés de dirigeants clonés craignant de « faire le jeu de Marine Le Pen » ou de déplaire au progressisme cosmopolite. Ce week-end, la canaille de Nantes et de Saint-Nazaire a débarqué par TER à La Baule, naguère paisible cité balnéaire à clubs Mickey, pour y semer des désordres sur le remblai. Samedi, les forces de l’ordre parisiennes seront sur les dents dans la perspective de probables émeutes liées à la finale de football de la Ligue des champions qui opposera le PSG à Arsenal, à Budapest. Dans ces ensauvagements, la véritable extrême droite y trouve sa place quand des supporteurs de Nice ont aussi semé la haine dans un quartier de Paris le 21 mai.
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LFI : « La France blanche et chrétienne n’a jamais existé »
Rien n’est à attendre des hussards de la onzième heure. Darmanin et ses amis du bloc central, à peine extraits de leur pétrification mentale, n’auront jamais un mot pour s’excuser des calamités sécuritaires et civilisationnelles qu’ils ont causé en restant sourds aux lanceurs d’alertes. Pour avoir été de ceux-ci depuis les années 90, je n’oublie rien des critiques et ricanements portés sur mon « idée fixe ».
Heidegger avait vu juste : « Penser c’est se limiter à une unique idée, qui un jour demeurera comme une étoile au ciel du monde ». Mais que de temps perdu ! Que de saccages rendus possibles ! L’immigration de masse a affaibli la cohésion nationale et l’économie.
Pourtant, les militants en sciences sociales soutiennent que tout va bien. Dans Le Monde du 22 mai, les signataires d’une étude de l’Ined se félicitaient de l’émergence d’identités « ethnicisées et racialisées » tournant le dos à la vision « assimilationniste simpliste qui voudrait que les rapports aux origines se diluent au fil des générations[1] ».
Cette « nouvelle France » islamisée est celle que Jean-Luc Mélenchon veut promouvoir, le 7 juin à Saint-Denis, devant la basilique des rois de France, en rassemblant ses troupes. Pour lui « la ruralité n’existe plus ». Mathilde Panot insiste : « La France blanche et chrétienne n’a jamais existé ». Ces fossoyeurs voient les Français indigènes comme des morts-vivants.
LFI devrait se méfier de leurs réactions. Les 20000 jeunes pèlerins de Chartres ont témoigné, parmi d’autres signes, de la renaissance qui vient.
[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/20/immigration-un-grand-brassage-mais-des-inegalites-persistantes_6691739_3224.html




