Punir l’homophobie et combattre l’idéologie LGBT: le juste milieu à trouver
Samedi dernier se tenait la Brussels Pride, ponctuant la semaine consacrée aux droits LGBTQIA et autres préférences sexuelles, dans la capitale belge. L’événement a lieu tous les ans et fut pendant longtemps connu sous l’appellation Gay Pride, encore largement utilisée par tous ceux qui, comme moi, observent ce qui s’y passe de façon lointaine et désintéressée. Comprenez : je suis hétérosexuel ; je suis né homme et souhaite le rester ; je pense que la vie intime doit rester cantonnée dans la sphère privée – comme les religions, les émotions et tutti quanti – ; et j’avoue ne pas aimer l’étalage vulgaire de chair que cet événement a pendant longtemps été (et est encore parfois).
Fourre-tout
S’il a toujours été chargé d’une dimension politique, le grand raout s’est mué en vitrine d’une idéologie qui s’est greffée à l’intersectionnalité des luttes, toutes ancrées dans le narratif d’une gauche qui ne reconnaît, en aucun cas, à la droite la légitimité de les partager avec elle. Et c’est justement dans ce fourre-tout antinomique, où l’arc-en-ciel se mêle au rouge du socialisme, au vert de l’écologie punitive et surtout au drapeau palestinien, bref où le cuir des combinaisons lascives se mêle aux keffiehs des Occidentaux parmi les fedayin de chez Tasty Crousty, que le mélange devient explosif : on imagine d’ailleurs mal les « Queers pour la Palestine » survivre plus de trois minutes dans la bande de Gaza, du moins tant que le Hamas y aura de nombreux soutiens ; on leur souhaiterait bien du courage dans certains quartiers de Bruxelles que la Pride évite précautionneusement.
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Et comme le monde actuel se consume à tout vouloir politiser et cliver, la marche annuelle n’a pas échappé à la radicalisation. Les partis belges de centre-droit, N-VA côté flamand et MR du côté wallon, voulant être plus progressistes que les progressistes en ayant leurs propres chars et slogans (« Kiss me, I’m liberal ») furent ciblés par les habituels ennemis de la liberté de penser. Certains responsables politiques de gauche jouant la carte communautariste avaient quant à eux aquagym – et c’était davantage pour ne pas se fâcher avec une partie de leur électorat que pour vérifier si les cabines de la piscine étaient genrées.
Non-dit
Evidemment, tout ceci ne sert pas vraiment la cause des homosexuels, pas plus d’ailleurs que les passages cloutés repeints aux couleurs de l’arc-en-ciel un peu partout à Bruxelles – du moins, là où l’islamisme n’est pas encore hégémonique. Car c’est bien là que se situe le non-dit : aucun des progressistes ne mentionne clairement la nature des menaces planant sur les gays dans les pays de l’espace occidental ; et bien sûr la réponse est dans la question car elles ne proviennent ni de l’extrême droite – ni de vous, ni de Bolloré, ni de moi donc -, ni du Belge lambda qui s’est d’ailleurs accommodé du mariage pour tous et de l’adoption par les couples homosexuels – en parlant du Belge, tout au plus s’aventure-t-il encore à quelques réflexions limites et graveleuses, après deux verres d’alcool ou quand il se trouve dans un stade de foot… et si ce n’est pas très malin, ce n’est pas non plus bien grave.
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Forcément, dans un pays laxiste, surtout quand le coupable n’est pas un Belge de souche, les agressions dont sont victimes les homosexuels ne sont pas punies à leur juste mesure. L’élu gantois du Vlaams Belang, parti nationaliste flamand, Ywein Joris a d’ailleurs fait sensation dernièrement au conseil communal de Gand, quand, au moment de répondre à la gauche qui reprochait à son parti de ne pas comprendre la situation des homosexuels, a fait part de son expérience lorsqu’il se promenait avec son compagnon : « Nous avons croisé trois jeunes gens issus d’un milieu que je n’ai pas besoin de vous décrire. Ils m’ont demandé sans détour si j’étais gay. J’ai simplement répondu honnêtement que, oui, la personne qui m’accompagnait est mon petit ami (…) L’atmosphère a immédiatement changé. Ils se sont mis à rire et à crier : on va se battre ? » Le réel, forcément, ne plaît pas aux progressistes. Ni propagande LGBT, ni homophobie, il existe un juste milieu où les préférences sexuelles ne sont pas des pancartes idéologiques – un individu ne devrait jamais résumer son identité à ce qu’il fait sous la couette – et où la sécurité devrait être le premier des droits des homosexuels, contrairement à ce que tentent de faire croire les propagandistes fous qui tentent d’imposer leurs lubies à grands coups de victimisation : thérapies de conversions, présences de drag queens dans les écoles, suppression de la mention du sexe biologique sur la carte d’identité, toilettes non genrées… Il est définitivement temps de refermer la « cage aux phobes ».
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