Non contente de vouloir maintenir près de 600 suppressions de postes à l’hôpital de Nancy, l’agence régionale de santé du Grand Est aurait tardé à recourir au privé en mars, faute de cadre relatif aux tarifs.


En un week-end, il est devenu célèbre sur les réseaux sociaux. Vendredi 4 avril, lors d’une conférence de presse consacrée au Covid, Christophe Lannelongue, directeur de l’agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est, a expliqué à son auditoire médusé que les 598 suppressions de postes programmées sur cinq ans au centre régional hospitalier de Nancy (sur 9000 environ) étaient maintenues, avec peut-être « quelques semaines de retard »

Si les faits sont avérés, ils témoignent d’une coupure préoccupante au sein même de l’État. (…) Des acteurs clé de la machine administrative française n’ont pas changé de logiciel

Le jour même, le maire de Nancy, Laurent Hénart, président du conseil de surveillance de l’hôpital, dénonçait dans un courrier au ministre de la Santé, une position « totalement décalée », un comportement « déconcertant et indécent », ainsi qu’une « incompréhension des réalités du terrain », revenant à « blesser en plein combat » les soignants harassés. Le ministre Olivier Véran a immédiatement fait savoir que le plan de suppressions de postes était suspendu.

Une gaffe de haut-fonctionnaire ? Le problème semble plus profond. Fin mars, l’ARS du Grand-Est a contraint un bus qui transportait des malades de Reims vers Tours, pour soulager des équipes fort sollicitées, à faire demi-tour. Motif, le transfert avait été décidé entre chefs de services, sans être validé par le centre de régulation national…

Gros sous et légers retards

L’intégration des cliniques privées dans le dispositif national de lutte contre le Covid-19 pose également problème. Les débuts ont été laborieux dans le Grand-Est, malgré la gravité de la crise. Alertées très tôt, les cliniques privées se sont organisées rapidem

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