Que l’islamisme militant soit en burkini, en caleçons longs ou en chapeau melon, on s’en fout. Sa vêture n’est que le signe de son ambition de conquête culturelle et cette dernière commence par celle de l’espace public.

Les plages estivales où les corps libérés s’adonnent au culte solaire comme s’y élèvent les éphémères châteaux de sable, prêtent à sourire de toutes fantaisies. Et pourquoi pas le burkini si, comme cédant à une mode, certaines s’en affublent malgré le peu de confort de ce déguisement fût-il porteur dans ses replis humides du fanion de l’islam ?

On commence par une plage, ici et là, Nice, Marseille, Cannes, etc, et la condamnation des maires, soucieux de préserver l’ordre public[1. 11 communes du littoral ont pris un arrêté interdisant le port du burkini sur leurs plages (Nice Matin, du 19/08/16).] , suscite la protestation des bobos qui ne voient rien d’autre dans ces exhibitions que la liberté de la femme musulmane de vêtir son innocence comme il lui plaît.

Oui, bien sûr, comme il lui plaît. Ne nous étonnons donc pas si nos bien-pensants, de la Ligue des droits de l’homme, au MRAP, à l’ineffable Collectif contre l’islamophobie en France et j’en passe, prennent courageusement le parti des nouvelles naïades sans voir que ces dernières (bien encadrées) n’investissent les plages qu’à titre d’essai, en éclaireuses dévouées destinées à tester le ventre mou des us et coutumes occidentales. Non, la République n’a rien à céder aux tentatives d’islamisation, quelles que puissent en être les formes et les exigences. Et les musulmans qui se réclament de la liberté républicaine en tant que citoyens français non plus.

Burkini, par magazinecauseur

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