Benoît Hamon. Sipa. Numéro de reportage : 00777646_000013.

Après Arnaud Montebourg à Besançon et Manuel Valls à Audincourt, c’est Benoît Hamon qui faisait étape en Franche-Comté. Accueilli par la députée frondeuse Barbara Romagnan, c’est dans la salle des fêtes du village de Boussières, situé à une vingtaine de kilomètres de Besançon, qu’il tenait meeting. Hamon aimerait bien devenir le Fillon de la primaire socialiste. Celui qu’on n’attend pas et qui surgit au dernier moment. Et il faut reconnaître qu’il y a des similitudes avec la stratégie filloniste. Comme Fillon présentait un projet résolument à droite, Hamon propose un projet marqué bien à gauche. Comme Fillon, il ne lit pas un discours écrit et réserve beaucoup de temps pour répondre aux questions de la salle.

Une salle bien remplie, d’ailleurs : 180 personnes un lundi soir à Boussières, c’est bien, c’est même inattendu. Comme Fillon, il évite au maximum le sujet épineux, l’Union européenne. L’ancien chef de file du courant « Un monde d’avance » au congrès de Reims de 2008, qui faisait du rapport à l’UE et au libre-échange la colonne vertébrale de sa motion, pense sans doute, à l’instar du désormais candidat désigné de la droite, qu’évoquer le sujet pourrait causer quelques fritures sur la ligne, celle qu’il veut entretenir avec les futurs électeurs de la primaire. Comme Fillon  voulait au maximum éviter de dire que son programme économique correspondait aux exigences de Bruxelles et Berlin, Hamon veut éviter de dévoiler que son programme à lui entre en totale contradiction avec la construction européenne.

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